Résumé

Albertus De la Présidence : les deux Gaspards…

Et, qu'on ne s'y trompe pas, c'est bien ainsi que l'entend le peuple; admirez avec nous sa logique : vous le conviez à se nommer un chef, peu importe le nom que vous lui donnez, président pour lui veut dire roi, et comme après tout il a sous la main un homme qui est le neveu de son oncle, pourquoi chercherait-il ailleurs?
Dans la position qu'on nous a faite, qu'il s'agisse de Louis Napoléon, de Cavaignac ou de tout autre, la république est également en péril; elle y est par le seul fait de la division des pouvoirs, il est donc du devoir de chacun de venir à son aide.
Source : Gallica

Albertus De la Présidence : les deux Gaspards…

Président, République, comment, si les mots renferment des idées, pourriez-vous les accoupler ensemble? Quelle monstrueuse association ! vit-on jamais pareille débauche d'esprit? Cela veut dire, si cela a un sens, République et Monarchie, deux principes qui s'excluent. Tout au plus pourrait-on traduire, s'il y avait traduction possible pour ce qui ne se comprend pas, retour à ce régime absurde et bâtard qui a nom monarchie constitutionnelle non-sens que nous devrions, hélas! avoir épuisé si la sottise humaine comportait des limites.
Source : Gallica

Albertus De la Présidence : les deux Gaspards…

Inutile sacrifice, inutile-précaution se dit un chacun, ce faible rayon d'une vieille gloire, pour parler comme L. Blanc, eût été tout d'abord absorbé dans le soleil de la République.
Comment ce singulier revirement a-t-il pu se faire dans l'opinion publique ? Comment nos prolétaires se sont-ils laissé abuser à ce point de revêtir plusieurs fois de leur acclamation ce nom devenu synonyme du despotisme le plus complet qui ait pesé sur les nations?
Source : Gallica

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