Résumé

La présidence. Au peuple, par un républicain

Peuple dont la masse imposante compte en son sein tant de millions de prolétaires dans les villes et les campagnes, peuple, écoute un des tiens.
La misère et la honte de la patrie le sont bien connues.
La misère! il est impossible de l'imaginer plus grande et tu n'en ressens que trop les cruels effets; chacun en souffre non seulement dans sa personne, il en souffre encore dans tous ceux qui lui sont attachés de près ou de loin.
La honte ! jamais la France ne fut plus humiliée et la rougeur monte au front quand l'esprit s'arrête à cette vue que nous offre L'Europe.
Source : Gallica

La présidence. Au peuple, par un républicain

L'attaque impétueuse de la garde nationale qui, aidée de vingt hommes de la ligne , met en déroute l'armée de l'empire , l'empereur lui-même et tout son état-major, prend la colonne par escalade, s'empare du drapeau et de l'aigle, le prince infortuné se sauvant à la nage, et tiré de l'eau par le lieutenant du port, tout cela forme un tableau digne des temps antiques, et qu'un rapin moderne n'ose seulement pas esquisser.
Source : Gallica

La présidence. Au peuple, par un républicain

Mais veux-tu connaître au juste le mérite des aspirants qu'on te prône, imile cette fille à marier qui, fort indécise du choix, prête malicieusement l'oreille aux querelles des rivaux compétiteurs de sa main. Sois attentif aux discours que chaque parti tient sur le compte de son adversaire. La vérité nous échappe dans la colère aussi bien que dans l'ivresse et, sauf quelque peu d'exagération si naturelle en cas pareil, tu verras qu'au fond ils ont tous parfaitement raison dans ce qu'ils disent l'un contre l'autre.
Source : Gallica

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