Résumé

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  Entretiens socialistes et démocratiques sur les prétendants et la prochaine présidence… (1848)

“ Louis-Napoléon, qui est à l'empereur ce qu'un nain est à un géant, résisterait là où son oncle est tombé! Voyons, mes amis, franchement, ne serait-ce pas fou de courir les chances d'une guerre civile à cette belle fin d'avoir Louis-Napoléon pour empereur au lieu de rester en République !
— A dire vrai, — reprit maître Charlie, — ça n'en vaut pas la peine. De nos jours il ne suffit plus, comme on dit, d'être le fils de son père pour être honoré si l'on n'est point honorable ; et il suffirait d'être le neveu de son oncle pour être empereur des Français!
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  Entretiens socialistes et démocratiques sur les prétendants et la prochaine présidence… (1848)

“ Maître Charlie, le métayer, causait avec le vieux berger.
— Eh bien, monsieur, — me dit maître Charlie, — nous allons donc avoir à nommer, dans quelques semaines, le président de la République? Vrai Dieu! faut l'avouer, c'est beau! Ça rend fier! d'avoir le droit de choisir celui qui nous gouverne, et de le changer à la fin du bail si le pays n'est pas content !
— Ça ne vaut-il pas mieux, maître Charlie, — dit le vieux berger, — que de subir, bon gré, malgré, le gouvernement d'un roi ou d'un empereur qu'il faudrait garder bête ou méchant, s'il était né bête ou méchant (et ça s'est vu) ?
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  Entretiens socialistes et démocratiques sur les prétendants et la prochaine présidence… (1848)

“ Est-ce que Charles X a empêché la révolution qui l'a détrôné? Est-ce que Louis-Philippe a empêché la révolution qui l'a détrôné ? Est-ce qu'à l'heure qu'il est l'Europe entière n'est pas en pleine révolution, occupée à démolir ses trônes, parce que, encore une fois, le temps des rois est passé? Ainsi donc, vous le voyez, mes amis, faut-il jeter la France dans de nouvelles révolutions, pourquoi? pour une régence contre laquelle napoléonistes, royalistes et républicains, s'ils étaient vaincus d'abord, conspireraient le lendemain du jour où elle serait proclamée. ”
Source : Gallica

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