Résumé

Raoul Bravard Dieu l'a voulu, par Raoul Bravard… (1849)

Et quatorze ans s'étaient à peine écoulés que la prophétie se réalisait et que le peuple des frontières eût pu faire l'aumône au dernier de ses rois, comme l'a dit Béranger, cet autre poète qui fut pour la République ce que Châteaubriand était pour la monarchie.
Les trônes sont tombés, et des millions d'hommes protesteraient contre un nouvel essai de royauté.
Et pourtant, dit monsieur d'Arlincourt, avec Henri V, la France n'aurait pas besoin d'écrire sur ses murs et sur ses drapeaux ce qu'elle aurait dans ses lois et dans son coeur, liberté, égalité, fraternité.
Source : Gallica

Raoul Bravard Dieu l'a voulu, par Raoul Bravard… (1849)

La France est grande ! la République est forte ! Que les légitimistes renversent les arbres de la liberté, c'est d'abord du bois pour la misère, en attendant que le peuple leur assigne une autre destination; car si le mépris ne lasse pas la révolte, il faudra bien qu'on l'écrase.
Que la réaction, à l'ombre de ses baïonnettes, ne se croie pas à l'abri du danger. La force brutale peut tuer un homme, elle ne tuera jamais l'idée.
Source : Gallica

Raoul Bravard Dieu l'a voulu, par Raoul Bravard… (1849)

Entendez-vous ces cris de régénération ? c'est l'Italie et l'Allemagne qui se déclarent indépendantes ; c'est l'Espagne et la Hongrie qui poussent leur cri de guerre contre le despotisme ; c'est l'Europe qui sort du sommeil léthargique où l'avaient plongée vos perfides excitations ; l'Europe qui, sur l'exemple de la France, marche à la République. Serez-vous les seuls à dormir, quand le soleil de la liberté se lève sur le monde.
Source : Gallica

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