Résumé

Charles Jacquier Pourquoi nous ne voulons pas d'Henri V (1871)

Il ne veut pas être l'homme d'un parti, d'une coterie. Il appelle à lui tous les hommes de coeur sans distinction, il les convie à l'oeuvre de la régénération sociale, il veut être «le roi de tous. » — «Je veux être Henri IV second, » s'écriait-il, quand jeune encore, il jouait sur les marches du trône dont son aïeul devait bientôt descendre ; Henri IV second, c'est-à-dire, l'homme de la nation, l'homme du pauvre peuple, l'homme de tous enfin, excepté des coquins et des sots.
Source : Gallica

Charles Jacquier Pourquoi nous ne voulons pas d'Henri V (1871)

Ceux qui voient dans la lutte présente une lutte politique s'abusent donc étrangement : ce qu'il y a en réalité, c'est la soif de jouir portée à son paroxysme, c'est la fièvre du bien-être. Pour l'appeler par son nom, c'est le socialisme.
Or, le socialisme est incompatible avec un gouvernement honnête, quel qu'il soit; puisqu'il est. le triomphe des passions dont un gouvernement honnête est le frein. Il n'est donc pas vrai que la fondation de la république soit un gage de paix et le signal de la trêve. La guerre est entre l'ordre et le désordre, le droit et la force
Source : Gallica

Charles Jacquier Pourquoi nous ne voulons pas d'Henri V (1871)

Puisque nous ne sommes plus la nation victorieuse, restons du moins la nation généreuse. Ceux qu'autrefois nous protégions de notre épée, couvrons-les de notre parole. C'est quelque chose que la parole de la France, quand elle parle au nom de Clovis, de Charlemagne et de saint Louis. Ces rois furent nos aïeux; laisserons-nous détruire leur oeuvre? Ne serait-il plus vrai que notre pays a le souci de la justice et de la liberté ?
Cessons donc de trembler. Henri V ne ferait pas une guerre imprudente. Il parlerait au monde, et, quand un Bourbon parle, le monde écoute.
Source : Gallica

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