Raoul Bravard, Ces Savoyards ! (1862)
“ Je me sentais mourir. j'étais anéanti ; Que deviendrais-je hélas! quand il serait parti?. Mais bientôt les soupirs qu'il ne pouvait éteindre Devinrent moins fréquents, il cessa de se plaindre, Le râle de la mort l'étouffait, j'entendis Un grand cri, puis plus rien!. J'appelai!. je maudis Les hommes, Dieu, moi-même et cet enfant sublime; Et j'accusais sa mort de faiblesse, de crime, De cruel abandon, d'indigne lâcheté ! Que sais-je! j'étais fou, j'étais épouvanté ! Ce silence profond dans cette tombe humide, Ce mort que je sentais vivre dans mon cœur vide, Tout me glaçait d'effroi ”
