Résumé

Notice biographique sur Louis-Napoléon Bonaparte… (1849)

La France est comme le géant enseveli sous le Vésuve : il ne peut se retourner sur sa couche de feu que toute l'Italie ne tremble. Les Napoléon de Hollande avaient aussi tressailli, mais d'espoir et de joie, à ce signal parti de Paris, car ils le prirent d'abord, comme tant d'autres, pour une annonce de liberté et de délivrance.
Cette révolution cependant qui semblait leur présager des jours plus heureux, et devait, ainsi qu'ils se le figuraient d'abord, leur ouvrir les portes de la patrie, ne fut pour eux qu'une source d'infortunes nouvelles et de nouvelles déceptions.
Source : Gallica

Notice biographique sur Louis-Napoléon Bonaparte… (1849)

Certes, si alors ce pâle jeune homme qui venait de donner des preuves de son amour pour la liberté ; si cette femme séduisante qui avait laissé en France tant de souvenirs, eussent pris la parole pour faire Un appel à ces souvenirs, à cette gloire qu'on célébrait en bas avec d'aussi vifs élans, si l'une eût dit : Je suis la soeur de l'Empereur que vous pleurez, et l'autre : Je suis son neveu! nul doute que le prince Louis n'eût été dispensé, ce jour-là, de tenter la fortune d'abord à Strasbourg et ensuite à Boulogne. Une révolution nouvelle éclatait à Paris.
Source : Gallica

Notice biographique sur Louis-Napoléon Bonaparte… (1849)

Elle aussi, la douce, l'inoffensive Hortense vit venir le temps où elle quitterait le sol de la France où elle avait semé tant de bienfaits. Oh ! c'est vraiment, nous le répétons, un ciel inclément pour les filles, pour les femmes qui s'abritent à l'ombre : du pouvoir, ce ciel de France qu'on peut croire, un instant, si caressant pour elles! Que d'exils, mon Dieu! nous avons vu commencer pour ces pauvres anges, qui ne songeaient qu'aux Beaux-Arts, qu'aux Muses, qu'aux - plaisirs; qui séchaient les larmes des malheureux, et faisaient de la solde de la royauté la rente de l'indigence !
Source : Gallica

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