Robert Luzarche

Résumé

Robert Luzarche Le nouveau spectre rouge (1870)

Désormais l'avenir n'appartient plus à la Réforme, mais à la Révolution. Les novateurs ne s'appelleront plus Théodore de Bèze ou Calvin, mais Voltaire, Rousseau ou Diderot ; la force populaire, substituée à l'autorité royale, s'affirmera comme elle par la violence; les persécutés de la veille seront à leur tour intolérants et persécuteurs, et dans le pays condamné par Richelieu à l'unité de lois, de moeurs et de croyances, voué pour plusieurs siècles à des dictatures tour à tour monarchiques et révolutionnaires, l'image de la démagogie revêtira la robe du sanglant cardinal.
Source : Gallica

Robert Luzarche Le nouveau spectre rouge (1870)

Si on intervertit les rôles en donnant à des individus le droit que, par exemple, ont aujourd'hui les préfets, de statuer sur des intérêts collectifs ; si en même temps on laisse aux majorités la faculté de statuer sur des questions purement morales, ne relevant que de la conscience, telles que la liberté d'écrire, de parler, de se réunir, de s'associer, nous resterons infailliblement dans les langes de la théocratie ou du césarisme.
Source : Gallica

Robert Luzarche Le nouveau spectre rouge (1870)

La nouvelle division de la France apparaissait, en 1792, comme un acheminement vers la fédération. La suppression des intendances, la restitution aux communes d'une partie de leurs droits, l'affaiblissement progressif du pouvoir central avaient alarmé les intérêts parisiens, et la bourgeoisie ne voyait de salut pour le principe unitaire que dans le maintien de la monarchie. Il importait de rassurer ces intérêts; tel fut du moins l'avis de Camille Desmoulins qui, dans le discours cité, se prononce, mais seulement à titre d'expédient, pour l'indivisibilité républicaine.
Source : Gallica

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