Résumé

Vindex Études sociales. Bilan de la Révolution (1881)

BILAN DE LA RÉVOLUTION. 59
La liberté d'écrire est soumise aux lois sur la presse, qui ne sont point libérales. Le journal est étroitement surveillé : l'article, la ligne, le mot, la chanson, le dessin, qui déplaisent au gouvernement, conduisent en prison l'imprudent auteur. Toute vérité n'est pas bonne à dire, assure un méchant proverbe. Toute vérité est bonne à entendre. Et quand on se prétend les détenteurs de la liberté, que ne commence-t-on par rendre libre la vérité ?
Source : Gallica

Vindex Études sociales. Bilan de la Révolution (1881)

On permet à d'obscurs folliculaires d'attaquer ouvertement la religion, l'ordre social, la propriété ; on autorise tous les outrages au clergé, à la magistrature, à l'armée. Le blasphème a ses franches coudées : on peut avancer impunément que Jésus-Christ était un névropathe, un fou; on peut plaisanter des plus saints mystères ; on peut bafouer les saints, insulter les morts, calomnier les vivants; on peut falsifier l'histoire, travestir le dogme, ridiculiser le culte, vitupérer notre foi, nos croyances, accabler d'injures le Pape, les Evêques, les Prêtres.
Source : Gallica

Vindex Études sociales. Bilan de la Révolution (1881)

Le gouvernement qui nous opprime réussira-t-il mieux dans un pays livré à la Révolution, bouleversé par des luttes quotidiennes, en proie à toutes sortes de divisions, où le pouvoir, mal assis, mal gardé, se défend contre plusieurs partis puissants; dans un pays où, par surcroît, l'immense majorité des citoyens est catholique? Catholique de religion et de pratique, ou catholique simplement de moeurs, de doctrines, d'aspirations, de poésie même, si l'on veut...
Source : Gallica

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