Étienne Bénézet

Résumé

Étienne Bénézet Nouvelles lettres à M. Thiers (1871)

Nous avons, nous, des principes connus ; ils s'appellent le catholicisme et la légitimité. Pour vous, vous n'en avez aucun.
Marcherez-vous au nom de la révolution et ferez-vous chanter la Marseillaise par nos soldats? Révolutionnaire d'eau douce, qu'êtes-vous à côté du Léviathan Mazzinien? La force de la révolution n'est pas entre vos mains ; elle est aujourd'hui du côté de l'Italie. Vous ne pouvez rien, croyez-moi, pour éloigner de la France ce nouveau danger, pour empêcher l'accomplissement de ce rêve étrange.
Source : Gallica

Étienne Bénézet Nouvelles lettres à M. Thiers (1871)

Pour que le capital inspire du respect, il faut deux choses : qu'il soit légitimement acquis par un travail long, intelligent et persévérant ; en second lieu, qu'il soit équitable lui-même envers le travailleur.
Rien ne nuit plus au droit de propriété que le scandale de ces fortunes rapidement conquises par l'agiotage, les spéculations immorales et les autres moyens frauduleux employés si souvent et avec tant de succès depuis que la France est en état de révolution, de ces fortunes qui ont justifié jusqu'à un certain point le mot de Proudhon : La propriété, c'est le vol.
Source : Gallica

Étienne Bénézet Nouvelles lettres à M. Thiers (1871)

Il est vrai que vous seriez moins riche que vous ne l'êtes, et que vous ne seriez pas aujourd'hui le chef du pouvoir exécutif de la république française ; mais si toutes ces agitations, ces révoltes, ces guerres, ces milliards perdus, ce sang répandu, ces provinces arrachées à la nation, si tout cela, dis-je, a eu pour résultat unique — et je n'en vois pas d'autre — de vous faire riche de plusieurs millions et de vous mettre provisoirement à la tète du gouvernement, le gain est assez mince pour nous, avouez-le.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature