Résumé

Henri Lafosse M. Thiers règne et l'Assemblée ne gouverne pas (1871)

La province est lasse de recevoir périodiquement une révolution tous les quinze ans de cette ville monstrueuse, qui se croit à la tête de la civilisation, parce qu'elle est en possession de l'empire de la mode et du luxe, et qui n'a que l'énergie du crime, du vice et du plaisir. La province, qui est la France, ne veut plus d'un foyer d'incendie physique et moral qui demande en temps de paix 100, 000 hommes pour le contenir, qui exigerait en temps de guerre une garnison de 200,000 hommes, parce qu'il serait encore l'allié de l'étranger, notre premier ennemi, comme dans ces derniers jours.
Source : Gallica

Henri Lafosse M. Thiers règne et l'Assemblée ne gouverne pas (1871)

Si vous n'avez pas un principe générateur d'où naisse et se développe la filiation de vos idées, vous ne saurez d'où partir, si ce n'est du hasard et du caprice; vous n'aurez aucune cohésion entre vos élucubrations, isolément, plus ou moins sensées.
Si vous tentez d'organiser la République sous la monarchie ou la monarchie sous la République, nous ne serons plus qu'un mécanisme composé de petits bonshommes qui vont dans tous les sens, chacun dans le sien, et dont les mouvements isolés et l'incohérente agitation ne sauront produire que la confusion et le désordre.
Source : Gallica

Henri Lafosse M. Thiers règne et l'Assemblée ne gouverne pas (1871)

Tout est usé, tout est perdu, les hommes et les choses ! En achevant la France, MM. Jules. Favre, Picard et Simon se sont également achevés et M. Thiers lui-même n'a plus retiré du naufrage des intelligences que son talent d'endormeur qui a bien quelque prix, il est vrai, pour une Assemblée qui aime à se laisser bercer et qui ne demande qu'à dormir, mais qui ne convient pas à la France, qui ne demande qu'une chose, qu'on la réveille et la reprenne aux limbes de la mort qui menacent de la garder toujours.
Source : Gallica

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