Daniel Bonnard, La monarchie en 1884 : étude politique (1884)
“ Est-il même prudent de faire couler à flots le sang des révoltés ; de pousser au paroxysme les colères du peuple; d'engager une lutte à mort contre l'émeute, alors que les moyens de l'abattre d'un seul coup, sont insuffisants, et que les représentants de l'ordre et de l'autorité ont des chances de succomber dans ce combat inégal? Non! Il n'est pas vrai, du reste, que la Monarchie de Juillet ait été animée de sentiments révolutionnaires et anti-religieux. Si au début de son existence elle a fait preuve de prudence et de conciliation, on ne saurait lui en faire un crime. ”
