Résumé

Daniel Bonnard La monarchie en 1884 : étude politique (1884)

Est-il même prudent de faire couler à flots le sang des révoltés ; de pousser au paroxysme les colères du peuple; d'engager une lutte à mort contre l'émeute, alors que les moyens de l'abattre d'un seul coup, sont insuffisants, et que les représentants de l'ordre et de l'autorité ont des chances de succomber dans ce combat inégal? Non! Il n'est pas vrai, du reste, que la Monarchie de Juillet ait été animée de sentiments révolutionnaires et anti-religieux. Si au début de son existence elle a fait preuve de prudence et de conciliation, on ne saurait lui en faire un crime.
Source : Gallica

Daniel Bonnard La monarchie en 1884 : étude politique (1884)

On dira peut-être que toute Royauté veut un Roi, tandis que toute République n'a pas son existence fatalement liée à celle d'un Président. D'accord ; mais la personnalité unique du Prince n'est-elle pas d'une grande importance, ne fait-elle pas la première union du parti ? Le temps est-il encore bien éloigné où nos adversaires nous disaient avec les accents d'une profonde pitié : vous n'arriverez jamais au pouvoir, parce que vous avez, même malgré vous, deux prétendants et que vous n'avez qu'un trône à leur offrir.
Source : Gallica

Daniel Bonnard La monarchie en 1884 : étude politique (1884)

Ils imposent à une Monarchie nouvelle un rôle pacificateur. Comme en 1830, elle se trouvera en présence d'un parti révolutionnaire bien armé pour renverser le trône par l'autel; comme en 1831, elle devra confier ses destinées à un de ces hommes aussi énergiques dans l'action que modérés dans le dessein, toujours acquis et dévoués à une politique de résistance contre l'anarchie. L'Église et l'État auront un domaine fixé dans son étendue, de manière à éviter toute confusion entre le temporel et le spirituel, toute suprématie de l'un sur l'autre.
Source : Gallica

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