Résumé

De Grammont M. Rouvier et le général Boulanger devant le pays… (1887)

Si le Général, appuyé tout d'abord par une énorme popularité, doué peut-être d'un grand sens politique, animé d'une haute et noble ambition, s'inspirant du désir de relever son pays et de lui faire retrouver sa grandeur, si le Général, dis-je, venait à rêver des destinées plus hautes, qui l'empêcherait d'aspirer plus tard légalement, constitutionnellement, à la première magistrature du pays, sans être pour cela soupçonné de vouloir asservir la nation dans une dictature militaire?
Source : Gallica

De Grammont M. Rouvier et le général Boulanger devant le pays… (1887)

Ce sera, et jusqu'à nouvel ordre, de la politique financière radicale sans les radicaux, ce qui est un peu la mienne pour le moment. Ces radicaux qui, au fond, sont bons princes et moins farouches qu'on ne le suppose, s'en contenteront, du moment que c'est en vue du bien général; car, ceux d'entre eux qui, ne le comprenant qu'à demi, ne vous suivraient pas sur ce terrain neutre de salut public, seraient des gens qui aiment moins leur pays que l'étiquette de leur nuance politique, ce qui serait un crime, et je ne suppose pas qu'il en existe en France, qui en soient capables!
Source : Gallica

De Grammont M. Rouvier et le général Boulanger devant le pays… (1887)

Vous pouvez, vous aussi, devenir un grand ministre. Vous n'êtes pas populaire, mais vous le deviendrez si la République ne continue pas à vider le porte-monnaie de chacun! Le cardinal de Richelieu et Mazarin n'étaient pas populaires non plus, ce qui ne les a pas empêchés d'accomplir de grandes choses. D'ailleurs, si le général Boulanger revient au Ministère, ce que tout le monde croit, en fait de popularité, il en a à revendre à deux ou trois ministres.
Source : Gallica

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