Résumé

Etude sur les républiques anciennes et sur les républiques modernes… (1880)

Une amnistie doit être générale ou ne pas être. L'Empire le comprenait ainsi, lorsqu'il ramenait sur le sol de la patrie ceux-là même qui, dans leurs écrits furibonds, provoquaient à l'assassinat de l'empereur. Mais le gouvernement s'est défendu d'un pareil acte de clémence, en disant que l'amnistie ne serait possible que le jour où la France sera tranquille, apaisée et prospère. Quel aveu !
Mais la politique républicaine est une boîte à surprises; à l'instar de la boîte de Pandore, quand elle s'ouvre, elle déverse tous les maux.
Source : Gallica

Etude sur les républiques anciennes et sur les républiques modernes… (1880)

Savoir : la famille, la religion, la propriété. Aujourd'hui, le gouvernement laisse attaquer ces bases, ces assises de l'ordre, de la sécurité, des bonnes moeurs et du bonheur domestique.
La famille ? On l'insulte, on la dégrade dans les livres et dans les journaux, par des tableaux immoraux, obscènes, qui font connaître tous les vices, tous les crimes dont l'homme est capable ; et ces livres et ces journaux donnent des leçons pour le crime et la plus crapuleuse débauche. Du temps de Jean-Jacques Rousseau, on commençait déjà à démoraliser le peuple.
Source : Gallica

Etude sur les républiques anciennes et sur les républiques modernes… (1880)

Sans doute, on rencontre encore un certain nombre d'esprits ouverts, éclairés, indépendants, qui conservent, envers la République, la liberté d'examen, et dont la culture intellectuelle ne peut s'accommoder d'une humiliante servitude ; qui ne prennent pas les étiquettes pour des réalités, et dont l'opinion est rigoureusement gouvernée par des principes. Il en est d'autres plus nombreux et plus dangereux, qui, par amour de l'étiquette républicaine, ou par honte, soutiennent un gouvernement oppresseur.
Source : Gallica

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