Édouard Boinvilliers

Résumé

Édouard Boinvilliers Les partis aux élections générales (1880)

Quant aux défauts de logique qu'on reproche au suffrage universel appliqué à l'élection des députés, ce sont purs jeux d'esprit qu'on pourrait faire avec autant de justesse à toute loi électorale :
— Ne donnez jamais à l'électeur qu'un problème qu'il pourra résoudre.
Or, ce problème à résoudre n'est jamais la question d'Orient, ni les mérites comparés de l'impôt proportionnel et de l'impôt progressif : c'est le choix d'un homme, conservateur d'un côté, opposant de l'autre, et ce choix ne dépasse en rien les facultés du plus humble de nos électeurs.
Source : Gallica

Édouard Boinvilliers Les partis aux élections générales (1880)

Sans doute, dans un procès de presse confié au jury, la magistrature qui conduit cependant les débats ne juge plus ou ne paraît pas juger, mais c'est elle encore qui décide s'il doit y avoir procès ou si l'on n'en doit pas faire; c'est le parquet qui, dans les limites de son ressort, est chargé de découvrir le coupable et de le traîner devant la justice ; où est l'homme sérieux pour prétendre qu'il n'est pas plus grave, en ces matières, de décider sur le sort de la poursuite que de la juger?
Source : Gallica

Édouard Boinvilliers Les partis aux élections générales (1880)

Puisque tous les partis vont se trouver dans l'obligation d'arborer leur drapeau sur le terrain électoral, il importe de savoir à l'avance la politique que suivrait chacun d'eux s'il était au pouvoir, il faut connaître leur profession de foi à tous, non pas ce programme complaisant qui met en lumière la thèse à la mode et masque habilement les points qui irritent momentanément l'opinion publique, mais ce programme fatal, dont il n'est permis à aucun parti de s'écarter, sous peine de suicide.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature