Édouard Boinvilliers, Les partis aux élections générales (1880)
“ Quant aux défauts de logique qu'on reproche au suffrage universel appliqué à l'élection des députés, ce sont purs jeux d'esprit qu'on pourrait faire avec autant de justesse à toute loi électorale : — Ne donnez jamais à l'électeur qu'un problème qu'il pourra résoudre. Or, ce problème à résoudre n'est jamais la question d'Orient, ni les mérites comparés de l'impôt proportionnel et de l'impôt progressif : c'est le choix d'un homme, conservateur d'un côté, opposant de l'autre, et ce choix ne dépasse en rien les facultés du plus humble de nos électeurs. ”
