Résumé

Édouard Boinvilliers Lettres sur la révision de la constitution par Edouard Boinvilliers (1881)

Je vous le dis, en vérité, le Parlement souverain, c'est l'ennemi — et il est bien souverain dans notre Constitution, car le maître n'est pas celui qui nomme les ministres, mais celui qui les renvoie : avec un tel Parlement, on ne peut établir que des monarchies bourgeoises ; or le drapeau des Napoléons est celui d'une démocratie laborieuse et sage, capable de châtier cette populace ignoble qui ne vit que de ses vices et qui prétend parler au nom du peuple, dont elle n'est que la caricature souillée.
Source : Gallica

Édouard Boinvilliers Lettres sur la révision de la constitution par Edouard Boinvilliers (1881)

Il n'y a pas en France, depuis 1789, d'établissement politique qui n'ait eu une origine troublée. Les Empires se sont fait légitimer et excuser en quelque sorte par le peuple, et les auteurs des autres constitutions politiques n'ont demandé ni excuses, ni légitimation. C'est peut-être un rêve que d'arriver au pouvoir sans trouble ni violence, que de rendre à la France entière, et d'arracher aux émeutiers des rues de Paris, le libre choix de ses destinées : mais c'est là le rêve que nous caressons
Source : Gallica

Édouard Boinvilliers Lettres sur la révision de la constitution par Edouard Boinvilliers (1881)

Quel que soit le rôle que le peuple réserve à notre chef, il est un point, sur lequel amis et ennemis sont aujourd'hui parfaitement édifiés ; il ne gouvernera que comme chef élu et responsable d'une démocratie alors capable de se faire respecter au dehors et obéir au dedans. Le pouvoir ainsi défini n'a rien de commun avec la Constitution marécageuse qui nous empoisonne et dans laquelle la France enfonce tous les jours davantage.
Source : Gallica

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