Résumé

Où va la France (1878)

République, condamnée à traîner la démagogie comme un boulet, ne peut ni attirer ni prendre toutes les personnalités vraiment hautes de la nation. Le césarisme n'est pas comme elle dominé par les passions, par les exigences de la rue. IL MARCHE A LA TÊTE DE LA DÉMOCRATIE; IL NE LA SUIT PAS. Devant lui et sa justice la démagogie, contenue et impuissante, ne saurait enlever à aucun citoyen son égalité de droits et de devoirs. Il est permis au César d'absorber toutes les forces qui peuvent grandir la force publique dont le vote populaire l'a fait détenteur.
Source : Gallica

Où va la France (1878)

L'empire qui s'est écroulé en 1870 n'était plus le césarisme, mais une sorte de régime bâtard, né des revendications, suivant nous trop facilement admises, d'anciens partis, d'aspirations dont huit ans d'un parlementarisme impuissant, inepte et corrompu ont démontré aux masses le vide et l'illusion; un régime qui réunissait aux dangers du césarisme les inconvénients de la monarchie constitutionnelle, et maintenait au César la responsabilité, sans lui laisser l'indépendance et l' intégralité de l'action.
Source : Gallica

Où va la France (1878)

Pour nous, si nous éprouvons quelque surprise, c'est de le voir remuer par place, c'est d'entendre encore la vie s'agiter par-dessous. Si faible que soit ce souffle, il inquiète assez les républicains pour leur ôter l'envie de demander à un plébiscite la ratification de l'émeute de Septembre. Dans un vote partiel, ils se sentent les maîtres; dans un vote plébiscitaire, ils craindraient de voir les masses, mises à même de se prononcer entre eux et l' Empire, secouer le joug des comités et signifier à la République son congé.
Source : Gallica

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