Georges Lachaud

Résumé

Georges Lachaud Les bonapartistes et la république (1877)

Consentement de tous, stabilité, affaires, argent. Aujourd'hui ils s'interrogent. Consentement de tous? Il n'y paraît guère. L'Empire mis à mal par ses amis recueille un quart des voix des électeurs français, quelle pénurie pour un parti qui parle sans cesse du nombre! Mais alors l'Empire ne pourrait donc naître que d'une aventure, et d'une aventure impopulaire à en juger par les alliances qu'a contractées le parti bonapartiste? Où est la stabilité? En admettant que cette aventure réussît, l'avenir serait donc à un Empire contesté, vacillant comme une République.
Source : Gallica

Georges Lachaud Les bonapartistes et la république (1877)

Puissions-nous, nous autres bonapartistes, être aveugles et insensés! S'il était vrai que ce pauvre diable de pays, si disposé au travail qu'il parvient au milieu de toutes ces crises à produire encore des oeuvres belles et utiles, pût trouver le repos et le calme dans la République, dût cette République punir cruellement notre aveuglement, il serait bon qu'elle triomphât. Fût-ce au prix de nouvelles violences, fût-ce au prix de crimes nouveaux, si la République peut, par la force ou la terreur, rétablir la paix publique, puisse-t-elle être victorieuse !
Source : Gallica

Georges Lachaud Les bonapartistes et la république (1877)

Monsieur, ou citoyen, vous faites l'éloge de l'Empire, du Pape ou du Maréchal, vous dites que ce sont les vrais amis du peuple et que la République ne fait rien pour le peuple. Cela est vrai : la République que nous avons eue n'a rien fait pour le peuple. Mais nous ne connaissons pas encore la vraie République, la République aux mains des républicains. La République anti-républicaine qui existe nous a délaissés. Il est possible que la vraie nous délaisse aussi.
Source : Gallica

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