Alexis de Brais

Résumé

Alexis de Brais Le secret de la république (1873)

Pendant que la majorité, honnête et quelque peu naïve, trébuche à chaque pas sur les obstacles que lui dressent les diverses fractions qui la composent, pendant qu'elle se préoccupe avant tout des questions de détail qui la scindent, la minorité, plus habile et plus pratique, a pour unique souci la recherche des points communs qui rallient les éléments fort hétérogènes dont elle est formée. Ces points communs consistent surtout en un mot — la République — et la République sans phrases et sans épithète, car ici les sous-entendus sont de rigueur, et trop de clarté serait nuisible.
Source : Gallica

Alexis de Brais Le secret de la république (1873)

Si la République ne donne pas satisfaction à ce programme, si elle se fait la protectrice de la religion, de la famille et de la propriété, si surtout — ironie amère ! — elle sèvre les républicains, infortunés Tantales, de ce plantureux festin du pouvoir qu'ils ont à peine effleuré, elle n'est pas la République. Les mots ont leur acception précise et arrêtée qu'il n'est pas permis de changer sous peine de faire violence à toutes les idées reçues et de tomber dans une intolérable confusion. La langue ne s'insurge pas moins que la raison contre de semblables tentatives.
Source : Gallica

Alexis de Brais Le secret de la république (1873)

La République, en France, ne donnera donc qu'espérances vaines, agitations stériles et misère profonde, parce que la République conservatrice n'est qu'un mythe dont l'expression réelle est le radicalisme ; celui-ci n'a de raison d'être que par l'espoir d'accomplir une rénovation complète et absolue des conditions sociales ; et le socialisme, révolte et protestation de l'homme contre tous ses devoirs, a pour destinée de disparaître devant la réprobation des infortunés qui essayeraient d'appliquer cette monstrueuse conception.
Source : Gallica

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