Résumé

Que vont devenir les Bonapartistes… (1879)

La République a des ennemis, mais elle a aussi des adversaires qui ne s'emportent pas et qui raisonnent. Ceux-là ne sont pas républicains, ils n'aiment pas la forme républicaine, la République s'est faite sans eux et contre eux. Ils ont de toutes les façons crié au pays que le gouvernement par les assemblées ne présente ni garanties de lucidité, ni espérance de stabilité ; que les réformes s'y font par caprices ou ne se font pas du tout. Le pays ne les a pas écoutés et a choisi la République. Les adversaires de la République en ont été attristés mais ils n'ont pas nié l'évidence.
Source : Gallica

Que vont devenir les Bonapartistes… (1879)

C'est le mépris de la théorie du doute qui conduit à la troisième théorie où l'État, prenant parti pour la négation, poursuit et persécute l'affirmation. Pour éviter cette odieuse extrémité il est temps d'appliquer entre croyants et incrédules une exacte et impartiale justice.
Or les croyants acharnés s'y refusent et dès qu'il s'agit de leur arracher le moindre de leurs priviléges ils s'exaspèrent. Les bonapartistes les ravitaillent de sarcasmes et de colères et, tous ensemble, ils marchent à la conquête du pouvoir.
Source : Gallica

Que vont devenir les Bonapartistes… (1879)

Mais aujourd'hui nous avons bien la République c'est-à-dire sinon, la liberté, du moins l'affaiblissement libéral. Poursuites, révocations, lois d'exception, rien n'empêche que nous n'ayons un gouvernement hésitant. En somme, on peut crier dans la Chambre que l'on veut renverser le gouvernement, on peut le dire dans les réunions, le répéter dans les journaux. Il est vrai qu'on est quelquefois poursuivi, mais ce sont la des éventualités peu formidables, où l'avantage de la popularité qu'on retire de la persécution, surpasse de beaucoup les minces désagréments, qu'on subit.
Source : Gallica

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