Henriette Suzanne Brés

Résumé

Henriette Suzanne Brés Mon histoire de France (1897)

Le pays s'épuisa : plus d'argent, plus d'hommes; des famines survinrent; l'une d'elles si terrible, que la cour même mangea du pain d'avoine.
Enfin, après plusieurs défaites, une dernière grande victoire sauva la France ; le vieux roi se hâta de signer la paix, et lorsqu'il se sentit mourir, il dit au futur roi, son arrière-petit-fils : « J'ai trop aimé la guerre ; ne m'imitez pas en cela, non plus que dans les grandes dépenses que j'ai faites. » —En effet, son ambition avait tant fait de mal, que sa mort fut un soulagement pour son peuple.
Source : Gallica

Henriette Suzanne Brés Mon histoire de France (1897)

« il n'y a qu'un Français de
plus ». Mais les nobles agirent autrement. Comme s'ils n'avaient « rien oublié et rien appris », disait le roi, ils voulaient tout renouveler, et remplacer par le drapeau blanc le glorieux drapeau tricolore « qui avait presque fait le tour du monde ».
Au bout de dix mois la nation était mécontente. Napoléon le devina, et s'échappant, il débarqua en Provence. Une proclamation rappela ses anciens soldats, disant : « La victoire avec nous marchera au pas de charge ; l'aigle avec les couleurs
nationales volera de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame ».
Source : Gallica

Henriette Suzanne Brés Mon histoire de France (1897)

Il mourut devant une ville dont le gouverneur apporta les clefs sur son lit de mort, disant : « Je les rends au plus preux chevalier qui ait vécu depuis cent ans passés ». — Le roi le fit enterrer à Saint-Denis, à côté des rois de France.
Cependant le peuple était très malheureux; les provinces, tantôt anglaises, tantôt françaises, étaient pillées par tous; dans Paris, les petits enfants criaient de faim ; les loups couraient les campagnes, les paysans quittaient leurs champs : « Fuyons aux bois, disaient-ils. Adieu les femmes et les enfants. Que le diable en ait soin : nous ne pouvons ! »
Source : Gallica

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