Charles Cassou

Élements biographiques

Charles Cassou Simples Observations aux paysans… (1849)

Lève-toi, Jacques,lève-toi,
Voici monsieur l'huissier du roi,
Elle appelle en vain ; il rend l'âme. Pour qui s'épuise à travailler, La mort est un doux oreiller. Bonnes gens, priez pour sa femme. Léve-toi, Jacques, lève-toi, Voici venir l'huissier du roi.
Tel était encore, au quatorzième siècle, l'état social des paysans en France. C'était aussi celui des paysans de toute l'Europe, car l'Europe, sortie des mêmes éléments, de la barbarie et du christianisme, gravitait autour des mêmes principes. Dés lois analogues mettaient partout les peuplés à la merci de quelques milliers de nobles.
Source : Gallica

Charles Cassou Montmorency (Maison de) (1842)

Les sires de Montmorency n'eurent jamais ce degré d'indépendance presque absolu dont jouirent certains grands vassaux de France, à une époque de troubles et de confusion politique où les rébellions étaient d'autant plus nombreuses que la monarchie était plus impuissante à les comprimer. Mais, si leur attachement inaltérable à la famille de leurs rois les maintint, dans les luttes de la féodalité, toujours fidèles serviteurs du trône, ils eurent la gloire plus grande et plus difficile de commander souvent à tout le royaume, à côté des rois, leurs pupilles ou leurs amis.
Source : Gallica

Charles Cassou Simples Observations aux paysans… (1849)

Leur cause fut - Vite instruite et jugée; oser méditer des améliorations à leur sort, se croire hommes comme les nobles, c'était un épouvantable crime. On leur fit subir à tous des tortures atroces qu'on s'étudiait à varier avec une cruauté raffinée. Entre les mains des nobles, le paysan était ce qu'est une pauvre petite bête entre les mains des enfants qui, au milieu des éclats d'un rire naivement féroce, lui arrachent tour à tour les pattes, les ailez, la tête, comme pour voir jusqu'à quel point la vie petit résister.
Source : Gallica

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