Résumé

Henry Hentsch Deux années au Dahomey, 1903-1905… (1916)

Paouignan, 22 septembre 1903.
CHÈRE MAMAN,
J'ai quitté Porto-Novo la semaine passée; je me suis embarqué dans une grande pirogue avec tous mes colis et mes piroguiers ; au milieu, sous une bâche, mon lit de camp, où j'ai très bien dormi. Les hommes, par équipe de deux, se servent de longues perches; on remonte le fleuve en se tenant près des berges; l'Ouémé est profond et le courant assez fort. Partis à 8 heures du soir, nous avons perché jour et nuit, ne nous arrêtant sur la rive qu'à la tombée de la nuit pour dîner.
Source : Gallica

Henry Hentsch Deux années au Dahomey, 1903-1905… (1916)

A LA MÉMOIRE DE MON FILS AINÉ HENRY HENTSCH
Et le Roi leur répondra : « Je vous le dis, en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces petits, c'est à moi que vous les avez faites. »
(SAINT MATTHIEU XXV, 45.)
Vous irez devant vous., non sans buter aux pierres, Non sans meurtrir vos pieds aux ronces du chemin, Mais vaillant, refoulant vos pleurs sous vos paupières, Et la plume ou l'outil, ou le glaive à la main, Le cerveau toujours clair, le coeur toujours humain, Ayant contre la vie, à certain jour méchante, L'Idéal qui sourit et la Muse qui chante.
Source : Gallica

Henry Hentsch Deux années au Dahomey, 1903-1905… (1916)

La justice n'est là que pour favoriser la paresse et entraver les transactions.
J'ai télégraphié à Sagon pour demander six hommes et une pirogue; j'ai donc encore deux ou trois jours à perdre ici; ce Cotonou est mortel quand on n'a rien à y faire.
Le voyage par l'Ouémé me donne du travail; je vais aller compter mes charges pour commander des porteurs par dépêche, il m'en faut une centaine. Il est temps que le chemin de fer arrive, cela devient insupportable ; je sais bien que, si j'étais nègre, je ne m'établirais pas le long des lieux de passage fréquentés par les Blancs.
Source : Gallica

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