Louis Judicis,
Mémoires d'un enfant de troupe…
(1873)
“ Un soldat doit son sang à la patrie, et la patrie ne lui doit pas de comptes. Cette soumission aveugle, que dis-je? cette religion du sacrifice était le sentiment qui animait toute l'armée, et lorsque la guerre fut officiellement déclarée, tous, depuis le général jusqu'au simple soldat, se préparèrent avec une mâle résolution à faire vaillamment leur devoir. Chez mon oncle Gaspard, cette résolution était portée jusqu'à l'enthousiasme. Nul calcul d'intérêt ou d'ambition n'altérait, certes, la pureté de son patriotisme. ”
