Résumé

Charles Guyon Le franc-tireur Kolb ; L'espion… (1890)

Il a traîtreusement attaqué des soldats allemands qui étaient chez lui, et il a mis le feu à sa maison pour les brûler! Votre père est un brigand comme sont tous ces francstireurs qui, en dehors des lois de la guerre, nous assassinent sur les routes !
Mon père un brigand! Les Français qui défendent leur patrie, leurs villages, leurs familles contre vous, des brigands! s'écria Michel, pâle de colère et d'émotion ; c'est vous, qui venez brûler nos villes, piller nos maisons, dévaster notre pays, c'est vous qui êtes des brigands ! Et vous voudriez être reçus en amis, en frères!
Source : Gallica

Charles Guyon Le franc-tireur Kolb ; L'espion… (1890)

Tous aimaient leur jeune chef: aussi ce fut l'âme attristée mais remplie d'une admiration profonde qu'ils se disposèrent, à la voix d'un sergent, à reprendre la route de Thionville.
Michel était mort, pensaient-ils ; mais les Allemands ne pouvaient plus se servir du chemin de fer des Ardennes!
C'était une victoire, il fallait rentrer pour ne pas tomber au milieu des troupes ennemies attirées par l'explosion.
Les soldats se mirent donc en marche, silencieux et graves. Tout à coup le sergent les fit arrêter: un homme était étendu au fond d'un fossé, le long de la route.
Source : Gallica

Charles Guyon Le franc-tireur Kolb ; L'espion… (1890)

Vous avez un fils à Thionville, un brave qui sert la patrie ! Alors je puis avoir toute confiance en vous !
Oui, toute confiance ! j'ai été moi-même soldat et je viens encore, comme Franc-tireur, de combattre aujourd'hui pour mon pays. Hélas ! vous voyez ce sang qui couvre ma blouse, c'est la trace d'un combat où mes hommes ont été tués, dispersés, à cause d'une infâme trahison! Mais tout n'est pas fini, et je cherche le moyen de prendre une bonne revanche.
Conduisez-moi à Thionville. dit l'étranger ; et si nous
parvenons à la ville, vous aurez rendu un grand service à la patrie !
Source : Gallica

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