Résumé

Souvenirs de 1870-1873. Patrie… (1877)

Car elle est le progrès, la gloire, la lumière, Et l'humanité sainte escorte sa bannière ! Or, quoi que vous fassiez, avec un tel drapeau Un peuple n'est jamais vaincu par un troupeau ! Qu'importe les succès de la force brutale, Vous n'obtiendrez jamais la victoire morale, La seule désirable et glorieuse en soi. Certes, il ne suffit pas d'être empereur et roi Pour conquérir l'honneur de ce triomphe auguste, Il faut être plus grand, Sire, il faut être juste ! Joignez à vos canons la foudre s'il le faut, Le droit est un rempart qu'on ne prend pas d'assaut
Source : Gallica

Souvenirs de 1870-1873. Patrie… (1877)

Le gouvernement n'est pas non plus la Patrie, les gouvernements passent, l'Etat reste ; l'Etat n'est fort que quand il est juste. Ainsi entendu, l'Etat n'est plus que la nation elle-même, prenant conscience de son unité et s'élevant à la dignité d'une personne morale et responsable, parce qu'elle est libre. Point de responsabilité sans liberté. Un tel Etat ne sépare pas les gouvernants des gouvernés, il les unit au contraire, car il est avant tout la chose publique, la chose du peuple, res populi, res publica.
Source : Gallica

Souvenirs de 1870-1873. Patrie… (1877)

Ah ! je vous apprendrai l'amour de la Patrie ! Le plus saint des amours.... la Patrie est le lieu Où l'on aima sa mère, où l'on connût son Dieu ; Où naissent les enfants dans la chaste demeure, Où sont tous les tombeaux des êtres que l'on pleure, En vain l'on nous condamne à n'y plus revenir, Notre pieux instinct l'habite en souvenir ; Nous l'aimons, malgré tout, même injuste et cruelle, Et pour ce noble amour il n'est point d'infidèle, La haïr dans l'exil, c'est l'impossible effort
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature