Résumé

Henry de Kock Histoire des courtisanes célèbres… (1875)

Margarita ne répliqua point; elle s'abandonna aux caresses de son amant, auxquelles elle ne tarda pas à répondre avec une ardeur au moins égale à la sienne. C'était de la lave qui semblait couler dans les veines de ces deux êtres, livrés dans les bras l'un de l'autre aux délices de l'amour ; et, encore une fois, des deux, celui dont les transports étaient le plus ardents, n'était pas celui qu'on pourrait penser d'après la scène qui précède.
Tommaso lui-même y fut trompé. Comment croire que cette femme, qui paraissait n'avoir pas assez de baisers pour lui prouver son amour, ne l'aimait plus !
Source : Gallica

Henry de Kock Histoire des courtisanes célèbres… (1875)

Moins touchante et moins belle à Tarse on vit paraître Celle qui des Romains avait dompté le maître, Lorsque les habitants des rives du Cydnus, L'encensoir à la main, la prirent pour Vénus.
Elle entrait dans cet âge, hélas ! trop redoutable, Qui rend des passions le joug inévitable, Son cœur, né pour aimer, mais fier et généreux, D'aucun amant encor n'avait reçu les vœux ; Semblable, en son printemps, à la rose nouvelle, Qui renferme en naissant sa beauté naturelle, Cache aux vents amoureux les trésors de son sein, Et s'ouvre aux doux rayons d'un jour pur et serein.
Source : Gallica

Henry de Kock Histoire des courtisanes célèbres… (1869)

De l'amour naissant? Allons! Près d'un cadavre! Est-ce que l'amour peut naître aux côtés de la mort!
D'ailleurs, Zarah, la petite Bohémienne, n'était pas encore d'âge à provoquer d'amoureux désirs. Elle avait tout au plus quatorze ans.
Non; c'était la sympathie qui poussait Ferron vers elle. Une sympathie spontanée, irrésistible. Pour la première fois de sa vie, — et sa vie comptait alors cinquante années, — cet homme, qui n'avait jamais eu qu'une joie, le tintement de l'or, se sentait ému par des accents humains.
Source : Gallica

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