Jules Lemire

Jules Lemire

Résumé

Portrait de Jules Lemire Jules Lemire L'abbé Dehaene et la Flandre (1891)

La langue, c'est le peuple, et le peuple, c'est la langue Et l'idiome flamand, c'est tout le sang flamand : La délicatesse d'un goût fin, La fierté d'un grand caractère, La piété qui monte en prières Comme la fumée d'un encensoir d'argent, Le génie national avec la noblesse des mœurs, Tout cela se trouve dans le flamand, ma langue maternelle (i) ,
Né au cœur de la Flandre, M. Dehaene fut élevé par des parents qui ne parlaient que le flamand, et instruit par des prêtres qui s'en servaient exclusivement dans les sermons et les catéchismes.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lemire Jules Lemire L'abbé Dehaene et la Flandre (1891)

Curieux de tout ce qui s'adresse à l'imagination et aux sens, incapables de discerner entre le talent et l'abus qui en est fait, les étudiants liraient de mauvais livres sous le fallacieux prétexte de se rendre compte du style ; cherchant un appât pour leur esprit, ils trouveraient un poison pour leur cœur. L'abbé Dehaene savait la triste histoire de plus d'une méprise, de plus d'une chute de ce genre ; et comme la perte d'une âme est le plus épouvantable des malheurs, est-il étonnant qu'il fit tous ses efforts pour l'empêcher ?
Source : Gallica

Portrait de Jules Lemire Jules Lemire L'abbé Dehaene et la Flandre (1891)

Derrière eux, on lie les gerbes, on dresse les moyettes. Tous portent avec courage le poids du jour et de la chaleur. Quant à l'enfant, il circule sur les pas des ouvriers ; un sac de toile grise pend à son épaule ; il y dépose l'épi détaché de la tige, il garde dans sa main l'épi fixé au chaume, et s'en va répétant la chanson du petit glaneur. Le soir, il revient chargé d'un doux fardèau. Ce qu'il rapporte, c'est du pain pour la saison d'hiver.
Pendant ce temps de la moisson, M. Dehaene avait été témoin d'une jolie scène patriarcale qu'il aimait à décrire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature