Résumé

Joseph Gillet Vie de Mgr Tourneur : protonotaire apostolique… (1890)

Cette pièce n'était ni le salon de l'homme du monde, ni le bureau de l'administrateur, ni la bibliothèque de l'érudit laborieux. C'était un milieu d'un genre tout spécial, où l'étude et le loisir occupé, l'esprit, la mémoire et le cœur, le travail, la conversation et la prière, s'harmonisaient sous la discipline d'une pensée sage et élevée, sous la direction d'une aménité charmante. C'est là qu'il fallait voir M. Tourneur pour jouir de toute la sérénité de sa pensée, de l'abandon de sa riche nature, de la fraîcheur de ses souvenirs, de la cordialité de son affection.
Source : Gallica

Joseph Gillet Vie de Mgr Tourneur : protonotaire apostolique… (1890)

Je rentre à Saint-Pierre. Plus je viens dans cette église, plus son immensité me frappe. Dieu ! que c'est beau ; que c'est - grand ! Je prie de tout cœur à la Confession ; auparavant je suis allé, au milieu de pauvres ouvriers, baiser le pied de bronze du saint Apôtre. Le sentiment que j'éprouve, c'est la confiance. Voilà le tombeau d'un pauvre paysan, d'un pauvre pêcheur, faible, lâche, timide, qui a trahi son maître à la voix d'une servante. Et pourtant, l'univers est à ses pieds. Tout ce qu'il y a de plus
grand se fait petit devant lui.
Source : Gallica

Joseph Gillet Vie de Mgr Tourneur : protonotaire apostolique… (1890)

Mais, si la prière n'y était jointe, si, du haut de la ville éternelle, le vicaire de Jésus-Christ, de ses mains qui bénissent la ville et le monde, n'avait aussi béni l'Œuvre de la Propagation de la Foi ; œuvre de l'homme, elle resterait stérile. Elle n'est grande, elle n'est sainte, elle n'est utile, que parce qu'elle emploie les moyens les plus aimés de Dieu : elle soutient la prédication par l'aumône, et les féconde l'une et l'autre par la prière. La preuve en est palpable à côté de nous.
Source : Gallica

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