Résumé

Jean Baptiste Delrieu Notice historique sur la vie et l'épiscopat de monseigneur Jean Jacoupy… (1874)

« Quelle retraite que celle-là ! » disait M. Besse. Monseigneur se donnait tout entier à ses prêtres, à ses frères d'une patrie malheureuse. Comme le cœur du pontife s'épanchait avec larmes au milieu d'eux, sur les plaies de leurs sanctuaires ! Les vœux les plus ardents, dans ces exercices
spirituels, n'étaient pas d'obtenir la fin de leurs souffrances, mais de se renouveler dans l'esprit de leur sacerdoce, de se sanctifier, de se préparer à devenir, dans les mains de Dieu, des instruments moins indignes de coopérer à la réédification des murailles en ruines de leur sainte Jérusalem.
Source : Gallica

Jean Baptiste Delrieu Notice historique sur la vie et l'épiscopat de monseigneur Jean Jacoupy… (1874)

Chaque père a été détrôné dans sa famille, où l'égalité a brisé son pouvoir, outragé sa tendresse et fait révolter ses enfants.
Les époux sont devenus étrangers l'un à l'autre. Les hommes, que la religion aspire à rendre tous frères, ne se sont vus que comme des ennemis, respirant le carnage et acharnés à leur mutuelle destruction. Le meurtre d'un innocent étoit une fête publique ; et l'idole de la multitude passoit à ses acclamations de l'autel sur l'échafaud. Rien n'a été sacré, ni propriété, ni honneur, ni vie, ni lois, ni vertus, ni nature, lorsque la religion a cessé de l'être.
Source : Gallica

Jean Baptiste Delrieu Notice historique sur la vie et l'épiscopat de monseigneur Jean Jacoupy… (1874)

Admirons, mes Frères, l'immense charité de notre Dieu, l'ardent désir qu'il éprouve de notre bonheur, les ressources infinies qu'il nous offre pour notre salut. Ce Dieu nous a envoyé son Fils, afin que nous devenions ses enfants, nousmêmes, que nous recevions l'adoption divine, et puisque nous sommes ses enfants, il nous envoie dans nos cœurs, l'esprit de son Fils, afin que nous osions, que nous puissions l'appeler notre Père, et que ce cri touchant formé en nous par le Saint Esprit paraisse au cœur de notre Dieu la voix même de son Fils.
Source : Gallica

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