Résumé

Jacques Ruffin Vie de Pierre-Joseph Rey, évêque d'Annecy… (1858)

Charles-Albert savait ce qu'était le coeur de l'évêque d'Annecy envers lui : « Ah! pour celui-là, » dit ce prince en entendant prononcer le nom de ce prélat dans une conversation sur la rareté des amis sincères, « pour celui-là, c'est un ami vrai. » En effet, il n'était pas de ces hommes dont les sentiments se bornent à de vaines protestations d'attachement; et si personne n'aima nos rois plus sincèrement que lui, il n'est personne aussi qui n'ait plus souvent et plus fortement jeté le cri d'alarme à la vue des périls dont ils étaient menacés.
Source : Gallica

Jacques Ruffin Vie de Pierre-Joseph Rey, évêque d'Annecy… (1858)

Nous dirions que vous avez vaincu toutes les difficultés, si l'une d'elles ne nous semblait surpasser les forces humaines, c'est de peindre ce coeur de prêtre, de missionnaire et d'évêque que dévorait le zèle du bien et ce coeur d'ami qu'embrasait la charité ; mais en montrant l'homme de Dieu aux prises avec les révolutions, avec l'impiété d'un siècle mauvais, avec les persécuteurs de l'Église, et surtout avec l'indifférence religieuse, vous offrez à vos lecteurs l'enseignement par l'exemple, et leurs souvenirs, chez quelques-uns, pourront encore venir en aide à vos efforts.
Source : Gallica

Jacques Ruffin Vie de Pierre-Joseph Rey, évêque d'Annecy… (1858)

Jusque-là ils avaient leur établissement séparé dans les vicairies royales, et il y avait comme deux autels dans la même paroisse ; mais l'évêque, en vrai père, voulut cimenter un parfait accord entre ses enfants, et faire germer, en Piémont, l'esprit d'union et presque d'unité qui règne dans le clergé de Savoie. Il était tendrement dévoué à ses prêtres; sa règle invariable était de n'en jamais dire le moindre mal : Une mère, disait-il, ne médit pas de ses enfants; quand la religion se tairait sur ce devoir, la nature ne cesserait pas de le prêcher.
Source : Gallica

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