Résumé

Stéphane Guesdon L'abbé de Fontenay, vicaire général et supérieur du grand-séminaire de Séez (1891)

« Le prêtre, observe-t-il, doit nécessairement imiter J.-C. Pour l'imiter, il faut le connaître, et comment le connaître, si ce n'est par l'étude et la méditation des saintes Ecritures? Mais comment devons-nous les étudier, sinon avec le plus profond respect pour la parole de Dieu, sinon avec la foi la plus vive et surtout avec l'humilité la plus profonde et une entière dépendance du Père des lumières, d'où vient tout don parfait, et du Verbe qui éclaire tout homme venant en ce monde? » Il exprimait sa joie d'être chargé d'un tel cours à son confident habituel, M. Renaudet.
Source : Gallica

Stéphane Guesdon L'abbé de Fontenay, vicaire général et supérieur du grand-séminaire de Séez (1891)

Le sacerdoce est le plus dangereux des états pour qui a trop de cœur. Les privautés, troublent l'ordre et la concorde dans les communautés. Elles sont la marque de l'égoïsme, d'un petit esprit, d'un cœur faible, d'une vertu peu solide. Toute affection qui a besoin des sens est par là même dangereuse. Tout ce qui est sensible blesse l'amour.
Peut-être, observait-il, pour l'avenir d'une vocation ecclésiastique faudrait-il moins craindre des écarts passagers de jeunesse, que cette tendance aux liaisons sensibles, ce besoin d'occuper le cœur des autres, de se sentir entouré et recherché.
Source : Gallica

Stéphane Guesdon L'abbé de Fontenay, vicaire général et supérieur du grand-séminaire de Séez (1891)

Toujours respectueux et soumis envers son évêque, il préférasse taire et s'effacer, que d'avoir à lutter pour de misérables conflits d'influence. Il crut que le sentiment de la dignité personnelle et de ce qu'il se devait à luimême, lui imposait cette ligne de conduite. Ce ne fut pas toutefois sans serrement de cœur et sans souffrance morale. Mais ces nuages n'effleuraient chez lui que la surface de l'âme ; son caractère grand et élevé trouvait sa sérénité dans sa hauteur.
Il offrit sa double démission de vicaire général et de supérieur du séminaire : on accepta l'une et l'autre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature