Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ « J’y mets le prix. Demande-lui si elle m’accepte ! » Et le courtier interrogea la belle adolescente qui regarda alors l’homme en question. Elle vit qu’il était borgne, et éclata de rire en disant : « Mais ne sais-tu, ô courtier, les paroles du poète sur le borgne ? Écoute donc : « Ami, crois-moi, ne fais jamais d’un borgne ton compagnon, et méfie-toi de ses mensonges et de sa fausseté. » Il y a si peu à gagner à le fréquenter, qu’Allah s’est hâté de lui enlever un œil pour le signaler à la méfiance ! » ”
