Ernest du Laurens de la Barre

Ernest du Laurens de la Barre

Résumé

Portrait de Ernest du Laurens de la Barre Ernest du Laurens de la Barre Fantômes bretons

Tout à coup j’appris que Mizan venait de mourir. Sa mort, je l’avoue, ne me causa ni surprise, ni chagrin. Je sentais d’instinct qu’il était l’auteur de ma ruine, et ce ne fut pas sans peine que je retournai à sa demeure, pour assister sa veuve infortunée. Oh ! pourquoi Dieu me permit-il de franchir ce seuil de désolation ! J’aurais versé, toute ma vie, des larmes moins amères, et le souvenir des derniers moments de mon mari eût été moins déchirant pour mon cœur !
Je me rendis seule, un soir, à la maison de Julie. Dieu ! dans quel état je la retrouvai ! Elle était assise sur sa couche.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest du Laurens de la Barre Ernest du Laurens de la Barre Fantômes bretons

N’importe : elle court sur le rivage ; ce reflet lui suffira...
Ainsi Anna, cédant à une impulsion irrésistible, parcourut les grèves sans trop savoir ce qu’elle faisait.
Du reste, ces promenades nocturnes n’étaient point rares pour elle depuis l’absence de son mari. Elle connaissait parfaitement tous les détours, tous les caps, tous les promontoires de la côte. Enfant de la grève elle se riait de ces obstacles comme du vent et de la tempête ; c’est pourquoi elle marchait à l’aventure, les yeux fixés sur les flots obscurs, dans le seul espoir de voir au loin briller une lumière consolatrice.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest du Laurens de la Barre Ernest du Laurens de la Barre Fantômes bretons

Abel, Abel ! s’écria Jacques en reconnaissant avec stupeur l’infortuné jeune homme ; Abel, mon enfant... c’est lui, juste ciel ! sauvons-le, matelots...
Et le vieillard fit des efforts désespérés pour s’avancer dans la mer jusqu’aux récifs où le bâtiment s’était entr’ouvert. Il ne cessait d’appeler Abel à grands cris, lorsqu’une houle furieuse s’abattit contre les flancs du brick qu’elle acheva de détruire, et roulant vers la côte avec un bruit affreux, emporta le vieux marin que les pêcheurs relevèrent tout sanglant et brisé.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature