Ernest du Laurens de la Barre,
Fantômes bretons
“ Tout à coup j’appris que Mizan venait de mourir. Sa mort, je l’avoue, ne me causa ni surprise, ni chagrin. Je sentais d’instinct qu’il était l’auteur de ma ruine, et ce ne fut pas sans peine que je retournai à sa demeure, pour assister sa veuve infortunée. Oh ! pourquoi Dieu me permit-il de franchir ce seuil de désolation ! J’aurais versé, toute ma vie, des larmes moins amères, et le souvenir des derniers moments de mon mari eût été moins déchirant pour mon cœur ! Je me rendis seule, un soir, à la maison de Julie. Dieu ! dans quel état je la retrouvai ! Elle était assise sur sa couche. ”
