Résumé

Lucien Perey Histoire d’une grande dame au XVIIIe siècle… (1887)

Je savais mon histoire ancienne, l’histoire de France et la mythologie très bien ; je savais par cœur tout le poème de la Religion les Fables de La Fontaine, deux chants de la Henriade et toute la tragédie d’Athalie, dans laquelle j’avais joué Joas ; je dansais très bien, je savais solfier, je jouais un peu de clavecin et un peu de harpe ; quant au dessin, c’est ce qui allait le moins bien ; mais mes espiègleries perpétuelles, à quoi j’étais un peu entrainée par mon faible pour mademoiselle de Choiseul, me faisaient grand tort : tout ce qui se faisait était toujours sur notre compte.
Source : Wikisource

Lucien Perey Histoire d’une grande dame au XVIIIe siècle… (1887)

« Si les vieux parents veulent être pour quelque chose dans les danses, disait le prince de Ligne, ils demandent une polonaise : et voilà les bonnes gens qui figurent, se promènent, avec un ancien sourire de contentement qui leur rappelle leur bon temps et la malice qu’ils y entendaient. Les jeunes s’occupent de leur bon temps présent, dont ils ne perdent pas un instant. » Cette danse faisait valoir l’élégance de la taille, de la démarche et la grâce des mouvements. Hélène y excellait et mettait une coquetterie patriotique à l’emporter sur les Viennoises.
Source : Wikisource

Lucien Perey Histoire d’une grande dame au XVIIIe siècle… (1887)

La princesse de Ligne jouait un rôle fort important, si ce n’est dans le cœur de son mari, du moins dans sa maison. Le prince reconnaissait volontiers le mérite de sa femme, il avait pour elle de grands égards, et les formes les plus aimables. « Ma femme, disait-il, est une excellente femme, pleine de délicatesse, de sensibilité, de noblesse, et point du tout personnelle. Elle a souvent de l’humeur, mais cette mauvaise humeur passe vite en se fondant dans ses yeux baignés de larmes et cette humeur n’a aucun inconvénient, parce que ma’femme a un excellent cœur. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature