Résumé

Lucien Perey Charles de Lorraine et la cour de Bruxelles sous le règne de Marie-Thérèse (1905)

Je vous assure, Madame, écrit-elle à la princesse d'Espinay, le 9 janvier 1736, que le mariage de mon fils, loin de me donner du contentement, m'accable de douleur, si la cession de la Lorraine à la France en est le prix. J'aime tous mes enfants, autant les uns que les autres et je ne puis voir, sans avoir la mort au coeur, que l'on sacrifie les autres à l'aîné. Voilà tout ce que je vous en puis
dire et outre cela, c'est que je suis bien persuadée qu'à la mort de l'empereur, tous ces beaux projets dont on nous leurre à présent trouveront bien des difficultés.
Source : Gallica

Lucien Perey Charles de Lorraine et la cour de Bruxelles sous le règne de Marie-Thérèse (1905)

La princesse Charlotte à peine mariée s'était éprise d'une passion folle pour son mari ; le duc méritait à tous égards de l'inspirer ; jeune, beau, chevaleresque, élégant et brave; galant et empressé auprès des femmes, rien ne lui manquait pour leur plaire, et il ne leur plaisait que trop, hélas ! pour le repos de la sienne, dont la jalousie avait lieu de s'exercer au sujet des belles dames de Versailles. C'était à qui attirerait l'attention du jeune duc auquel il ne restait guère le temps de s'occuper de la duchesse au milieu des fêtes et des plaisirs de la cour.
Source : Gallica

Lucien Perey Charles de Lorraine et la cour de Bruxelles sous le règne de Marie-Thérèse (1905)

L'empereur se rendit à l'hôtel de ville où l'impératrice l'attendait ; dès qu'elle l'aperçut, elle s'avança à sa rencontre les yeux brillants, la rougeur aux joues, agitant son mouchoir et poussant les « Vivat ! » les plus chaleureux 1.
Le prince Charles était alors campé à Aguest et avec le même sang-froid que s'il eût été à Sainte-Gudule, il fit chanter un Te Deum à la tête des troupes, au bruit d'une triple décharge d'artillerie ; il rendit la liberté aux prisonniers et fit des libéralités nombreuses.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature