Résumé

Portrait de Louis Prosper Gachard Louis Prosper Gachard Histoire de la Belgique au commencement du XVIIIe siècle (1880)

Si le sort des armes favorisait la France, il serait mis en possession des deux palatinats de Neubourg et du Rhin, qu'il incorporerait à ses États de Bavière ; au cas qu'il ne pût les conserver à la paix, le roi très chrétien se faisait fort, pour son petit-fils, que l'électeur et ses descendants auraient le gouvernement héréditaire des Pays-Bas avec la pleine propriété et souveraineté des provinces de Gueldre et de Limbourg; il leur promettait, de plus, son appui lorsqu'il s'agirait de l'élection d'un empereur ou d'un roi des Romains
Source : Gallica

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Il est certain que la maison d'Autriche comptait de nombreux partisans dans ces provinces : lors de l'enterrement du prince électoral de Bavière, on avait entendu, en l'église même de Sainte-Gudule, des gens du peuple se féliciter de sa mort comme d'un événement heureux pour la nation, s'imaginant que par là les prétentions de l'archiduc Charles à la succession de Charles II ne seraient plus contestées 2. Il n'est pas moins avéré que les Français étaient peu aimés des Belges; le despotisme de Louis XIV devait être antipathique à une nation si jalouse de ses droits et de ses libertés.
Source : Gallica

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Selon eux, elles transmettraient à l'empereur une souveraineté imaginaire, sans effet, sans pouvoir, sans domaines; la religion catholique romaine serait bientôt détruite dans les lieux qui tomberaient sous la domination des états généraux; l'hérésie ne tarderait pas à y triompher, et des milliers d'âmes, présentes et futures, seraient perdues; la Flandre, autrefois si florissante, serait réduite au plus pitoyable état qu'elle n'eût été jamais, sans revenus, sans commerce, sans manufactures, sans espoir de se remettre d'une chute si déplorable
Source : Gallica

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