Peuple sémitique

Définition et enjeux

Rudolf von Jhering Les Indo-Européens avant l'histoire (1895)

L'idée suivante s'y trouve exprimée : de même que l'agriculture, la ville est chez nous, Sémites, de la plus haute antiquité, l'une et l'autre se trouvent à l'origine de notre histoire. La bible frappait parfaitement juste, au point de vue du peuple sémitique; celui-ci avait trouvé dès sa première apparition l'agriculture et la ville déjà existantes.
Trois phases de développement, qui dans l'histoire de l'humanité sont séparées par des milliers d'années, se trouvent ainsi concentrées dans la vie d'une génération unique; pâtre, laboureur, citadin apparaissent en même temps chez les Sémites.
Source : Gallica

Portrait de Jules Soury Jules Soury Luther, Histoire de sa préparation exégétique (1877)

Si l'on veut faire des Sémites une race essentiellement monothéiste, comment expliquer le polythéisme incontestable, et incontesté aujourd'hui, de tous les peuples sémitiques connus, des Assyriens, des Babyloniens, des Syriens, des Phéniciens, des Arabes antéislamiques, des Hébreux enfin aux diverses époques de leur histoire ! La race sémitique ne présente pas moins de variétés que les races aryenne et touranienne. Aucun peuple, ce semble, n'est voué fatalement à une forme religieuse immuable.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Histoire générale et système comparé des langues sémitiques… (1855)

A Ninive, le contraste est plus frappant encore. C'est une immense civilisation matérielle, dont la physionomie ne rentre nullement dans le type général de l'esprit sémitique. La vie sémitique se présente à nous comme simple, étroite, patriarcale, étrangère à tout esprit politique; le Sémite n'est pas travailleur; la patience et la soumission que supposent chez un peuple des constructions comme celles de l'Egypte et de l'Assyrie lui manquent.
Source : Gallica

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