Ernest Renan,
Nouvelles considérations sur le caractère général des peuples sémitiques…
(1859)
“ La poésie sémitique offre à peine une page qui ait pour nous un charme de sentimentalité; quand l'amour s'y exprime, c'est sous la forme d'une volupté lascive et brûlante, comme dans le Cantique des Cantiques, ou sous la forme d'une courtoisie de harem, comme dans les Moallakâtl. L'égoïsme, la violence et la perfidie qui entachent depuis plusieurs siècles les moeurs de l'Orient, et qui donnent à l'histoire musulmane dans tous les pays une si triste uniformité, tiennent en grande partie à l'influence sémitique, propagée par l'islamisme dans l'Asie tout entière. ”
