Louis Delâtre

Langues (18..)

Résumé

Louis Delâtre Langues (18..)

L'oubli du sens réel des mots devient peu à peu si profond et si général que, même les philosophes et les écrivains, ces dépositaires naturels du trésor sacré de la parole, sont souvent sur ce point dans une ignorance aussi complète que le vulgaire, et que Platon chez les Grecs, Cicéron chez les Romains, quand ils ont voulu traiter des questions d'étymologie, n'ont dit que des absurdités et des puérilités.
Source : Gallica

Louis Delâtre Langues (18..)

On répondra qu'une tâche est un devoir et qu'une embûche est une trahison. C'est doubler la difficulté au lieu de la résoudre. Ces mots n'étant évidemment pas de souche latine, nous chercherons leur étymologie dans l'un des dialectes que parlaient les Francs, nos ancêtres et les premiers auteurs de notre idiome. En haut allemand, tasche veut dire une poche, un sac; tâche exprime donc une certaine mesure qu'il faut remplir. Aussi disons-nous remplir une lâche, comme nous disons remplir une mesure. Embûche est moitié latin et moitié
Source : Gallica

Louis Delâtre Langues (18..)

La R. bhuj signifiant courber, a produit le dérivé bhôga, qui désigne en sanscrit un serpent, et en anglosaxon un arc ; le serpent et l'arc sont en effet deux corps souples, et à ce titre peuvent porter le même nom. En latin vulpes est un renard, en allemand wolf est un loup, ils viennent tous les deux de la racine lup, qui veut dire déchirer. Le sanscrit staumas, louange, a fourni l'allemand stimme, voix, et le grec stoma, bouche. Mais là ne s'arrêtent pas les altérations de sens.
Source : Gallica

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