Résumé

Arthur Gravillon Vie de Divitiac, druide et chef éduen… (1893)

« Les Séquaniens seuls, dans un morne silence, restaient tristes, abattus, attachant leurs regards sur la terre », et comme César s'en étonnait, ses questions demeurant sans réponse, l'Eduen Divitiac s'écria : « Tel est leur sort, plus déplorable encore que celui des autres Gaulois ; ils n'osent même se plaindre, ni réclamer aucun appui, ayant livré leurs enfants et leurs villes aux Germains, liés qu'ils sont par des serments, et les voilà tremblants au nom terrible et à l'ombre lointaine d'Arioviste ! »
Source : Gallica

Arthur Gravillon Vie de Divitiac, druide et chef éduen… (1893)

Tous les vieillards sortirent de la ville en tendant leurs mains suppliantes et criant qu'ils se rendaient, ne voulant point faire la guerre aux Romains ; et quand César se fut approché des murs pour y établir son camp, les femmes échevelées, le sein découvert, et leurs enfants avec elles, élevèrent leurs bras nus et leurs cris déchirants audessus des remparts pour demander la paix
Source : Gallica

Arthur Gravillon Vie de Divitiac, druide et chef éduen… (1893)

César mentionne à cette occasion, « la perpétuelle agitation des esprits et la mobilité continuelle des caractères gaulois; leur inconstance, leur amour de nouveauté et de changement, leur crédulité1 ; comme aussi leur promptitude à combattre et leur incapacité de supporter les revers.
Ah! c'est encore nous, et que César nous jugeait bien !
1 « La nation gauloise est la plus superstitieuse de toutes», dit-il encore, — ce qui suffit à expliquer la si prompte et première réussite des Grecs Pothin et Irénée, à Lyon.
Rapide comme la foudre, il arriva sur la frontière des Belges.
Source : Gallica

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