Suèves

Définition et enjeux

Eugène Guillaume,  Études sur l'histoire de l'art (1900)

“ On distinguait dans l'agglomération teutonique trois peuples différents : les Germains, les Suèves et les Scandinaves.
Les Germains laissaient tomber leurs cheveux sur leurs épaules; les Suèves les nouaient sur le sommet de la tête comme pour rendre leur stature plus haute et leur aspect plus terrible. A la guerre, les uns et les autres faisaient peu d'usage de casques, de cuirasses et d'épées; ils se contentaient d'une grande lance et de dards ; mais leur arme nationale était la framée, pique de moyenne grandeur dont le fer était court et étroit.
”
Source : Gallica

Amédée Gouet,  Histoire des guerres de France depuis l'occupation de la Gaule jusqu'en 1789… (1854)

“ De ce moment le combat se change en massacre.
Les Suèves, fuyant à l'aventure, sont impitoyablement sabrés et poursuivis jusque sur les bords du Rhin, où ils se précipitent à la
nage, éperdus de terreur. Une foule considérable de guerriers périssent emportés par les eaux du fleuve ; quelques-uns seulement parviennent à gagner l'autre rive. Parmi ces derniers Ariowist. Mais il laisse ses deux femmes et ses deux filles au pouvoir du vainqueur.
”
Source : Gallica

Portrait de Albert Le Roy Albert Le Roy,  Recueil de versions latines dictées dans les Facultés pour les examens du baccalauréat ès sciences (1865)

“ Les Suèves sont, sans contredit, les plus puissants et les plus belliqueux des Germains. Ils ont, dit-on, cent cantons, de chacun desquels ils tirent chaque année mille combattants pour porter la guerre au dehors. Les autres restent dans le pays, cultivent les terres pour toute la nation et portent à leur tour les armes l'année suivante, que les premiers passent chez eux. ”
Source : Gallica

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