Résumé

Jules Rousset Pangermanisme et droit primordial allemand… (1867-1869)

Tout s'arrête et s'allanguit et, chez les peuplés comme chez l'homme isolé, le dépérissement peut devenir mortel. Chaque nation dit vouloir la paix et chacune ruine ses forces et son budget à la mise en action du sauvage précepte : « Prépare-toi à la guere, si tu veux la paix. »
C'est à la Prusse ou plutôt à l'ambition de la dynastie des Brandebourg que la conscience publique fait remonter cet état ruineux. Qui a voulu l'invasion du Danemark et l'a démembré? Qui a voulu la guerre d'Allemagne en 1866, pour en confisquer tant de portions et la maîtriser tout entière?
Source : Gallica

Jules Rousset Pangermanisme et droit primordial allemand… (1867-1869)

Dira-t-on qu'il peut arriver que, réunies en une monstrueuse trinité, la Russie accorde l'Égypte à l'Angleterre; celle-ci Constantinople à la Russie ; toutes deux, à la Prusse, les nations ou portions des nations européennes à conquérir... et que cette trinité déclare la guerre à qui ne se soumettrait. Ce serait, la plus effroyable lutte que le monde eût jamais vue, avec les moyens de destruction que la civilisation a perfectionnés...
Source : Gallica

Jules Rousset Pangermanisme et droit primordial allemand… (1867-1869)

Les vrais libéraux ne veulent pas de guerre : elle ne profite qu'aux rois ; elle blesse les moeurs actuelles ; elle appauvrit tout le monde. On dirait que la liberté n'ait plus de conquêtes à faire en Allemagne, ou que, trop fougueuse,
il faille la châtrer. On dirait que la Prusse n'ait encore usurpé aucuns territoires, puisqu'elle en veut encore... et au lieu de remplir leur rôle de modérateurs et bons conseillers, les libéraux prussiens secondent l'ambition de la dynastie confiscante et perturbatrice, et ils pervertissent même les jeunes gens.
Source : Gallica

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