Léopold Courouble,
Le Roman d’Hippolyte
“ Te voilà devenu subitement plus sage que Nestor, agorète des Pyliens ! — Oh, je sais, repartit Lauwers, tu connais ton Iliade et tes classiques. Mais tu ne connais peut-être pas les femmes aussi bien... À ces mots, Hippolyte ne put s’empêcher de rire : — Tu as donc déjà éprouvé, pour ton malheur, l’attrait, le péril de l’éternel féminin ? — Ne te moque pas, reprit le jeune homme légèrement piqué. Je suis ton aîné. Mon expérience a six mois de plus que la tienne. À vingt-trois ans, il est permis d’avoir déjà aimé et souffert... — Pauvre garçon ! soupira gaîment Hippolyte. ”
