Renée Paul Strauss

Résumé

Renée Paul Strauss Au pays basque (1903)

Oh! que je voudrais être une petite fée, s'écria-t-elle. Par la vertu de ma baguette magique je ferais venir immédiatement Fatma. A quels bonds elle se livrerait dans les belles prairies; et je la vois enfoncer son museau pointu dans le sable fin de la plage. — Et à moi, demanda Michel, que me donnerait ta baguette?
— J'amènerais ici ton papa et ta maman et, en touchant le sol de ma baguette magique, je leur offrirais, au bord de la mer, une jolie villa entourée de balcons avec du chèvrefeuille, de la glycine et des roses grimpantes qui la couvriraient
entièrement.
Source : Gallica

Renée Paul Strauss Au pays basque (1903)

Un après-midi, en rentrant au Sanatorium, — ils avaient, ce jour-là, grimpé du côté du château d'Abbadie, — Michel se mouchabruyamment et il sentit des picotements dans les yeux. « Pincé, il était pincé, » pensait-il rageusement. Assez souvent il avait été atteint pour savoir qu'un rhume de cerveau commençait. Il résolut de se cacher pour se moucher et de déjouer ainsi la surveillance de l'infirmière. Le soir, dans son lit, il ressentit un peu de fièvre et se rendît compte qu'il lui serait tout à fait impossible de tromper l'œil scrutateur du docteur ainsi que celui de l'interne.
Source : Gallica

Renée Paul Strauss Au pays basque (1903)

Le bruit s'était vite répandu à Saint-Jean-de-Luz qu'une barque venait de sortir du port et un rassemblement ne tarda pas à se produire sur la plage malgré le vent qui soufflait avec une rare violence et la pluie qui tombait. Les vagues étaient monstrueuses et la faible embarcation sautait sur la mer déchaînée. Tous les cœurs étaient émus en pensant à ces vies humaines en danger de mort. Tout à coup, la foule s'écarta d'elle-même pour laisser passer une femme, les cheveux en désordre, tenant dans ses bras un bébé de quelques mois.
Source : Gallica

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