Fandango

Définition et enjeux

Ch. Davilliers,  L'Espagne par le baron Ch. Davilliers… (1874)

“ Le boléro enivre, dit un auteur espagnol ; le fandango enflamme. Cette danse fameuse, dont nous avons déjà dit quelques mots, offre, comme le bolero, plus d'une ressemblance avec les seguidillas. Le fandango était déjà connu vers la fin du dix-septième siècle ; un prêtre espagnol, Marti, doyen du chapitre d'Alicante, écrivait de Cadix, le 16 des calendes de février 1712, une lettre en latin dans laquelle il donne la description du fandango : le brave doyen emploie les périphrases les plus étranges pour mieux dépeindre cet ensemble de mouvements qu'on appelle le meneo. ”
Source : Gallica

Valentin Âkovlevič Parnah,  Histoire de la danse (1932)

“ Le Fandango est une des plus antiques danses de l'Espagne. Son nom est cité dans ce proverbe : Este mundo es un fandango, y quien no lo baile es un tonto (Ce monde est un fandango, et celui qui ne le danse pas est un imbécile) . Une affaire embrouillée et qui ne réussira pas s'appelle le mal fandango (mauvais fandango) . Danser le fandango, se dit fandanguear.
Une saynette du XVIIIe siècle, par Ramon de la Cruz, est intitulée El Fandango de Candil (Le Fandango de guinguette) . Un ballet-pantomime du même nom a été réalisé par l'Argentina à Paris.
”
Source : Gallica

Adolphe de Balathier Bragelonne,  Train de plaisir dans les cinq parties du monde…

“ Le costume de la maja, pour être moins brillant, n'a pas moins de coquetterie ni de caractère : il a l'avantage de dessiner élégamment la taille et de laisser aux mouvements la souplesse et la grâce qui constituent le fond des danses nationales dont le type est le fandango.
Tu n'ignores pas, j'imagine, que le fandango est la danse favorite de l'Espagne, danse tellement entraînante que les plus graves personnages cèdent à son irrésistible fascination.
”
Source : Gallica

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