Claudine Guérin de Tencin,
Œuvres complètes de mesdames de La Fayette…
“ Sans me répondre, il baisait ma main et la mouillait de ses larmes. À quel bonheur, dit-il enfin, faut-il que je renonce ! Oubliez-moi, poursuivit-il en poussant un profond soupir ; oui, je vous aime trop pour vous demander un souvenir qui troublerait votre repos. Ah ! m’écriai-je à travers mille sanglots, par pitié pour moi, mon cher Barbasan, conservez votre vie ; c’est la mienne que je vous demande. Hélas ! ma chère Pauline, répliqua-t-il, songez-vous à la destinée qui m’attend ? songez-vous que je vous perds, vous que j’adore, vous qui seule m’attachez à la vie ? ”
