Adolphe Guénée

Résumé

Adolphe Guénée Allons-y gaiment : revue de 1856… (1857)

LE SIÈCLE. Ils sont bons. Impossible, mes mignons; nous avons l'intention de suivre nos traditions. Allons, bon. voilà que je prends sur le même ton. Cessons.
L'ÉLECTRIQUE. N'importe ; vous ne me ferez pas accroire qu'un jour de plus soit utile et indispensable. car enfin, qu'est-ce qu'un jour de plus dans un siècle?
TOUS. Oui! qu'est-ce qu'un jour?
L'ANNÉE. Oh! comme vous y allez un jour!. mais vous ne savez donc pas ce que c'est qu'un jour ?
AIR de Zoé.
Un jour, ainsi qu'une rose, N'a qu'un règne, hélas! bien court, Pourtant, quoique peu de chose, C'est beaucoup d'avoir un jour.
Source : Gallica

Adolphe Guénée Allons-y gaiment : revue de 1856… (1857)

LE SIÈCLE. Merci ! elle doit être fraîche votre sole!
LE DOCK. Qu'est-ce que cela fait? vous ne l'avez pas moins eue à bon marché !
L'ÉLECTRIQUE. C'est juste ; ce dogue n'est pas chien. il me tente. Papa le Siècle, je vous paie un petit verre de rhum. Vous, la Fantaisie, je vous régale de parfait amour ; moi je prendrai du vespetro.
LE DOCK. Passez aux comptoirs respectifs.
LE SIÈCLE. Pardon, où est celui du rhum?
L'ÉLECTRIQUE, riant. On dit que tout chemin mène. au rhum.
LE DOCK. Ah ! le galopin ! c'est un jeu de mots à bon marché.
Source : Gallica

Adolphe Guénée Allons-y gaiment : revue de 1856… (1857)

C'est un argument qui nous trompe Et que nous devons dédaigner, Car la séduction repompe Tout l'argent que tu fis gagner.
Au café le consommateur Peut, dit-on, le trouver acerbe; Ce que l'on y voit moins superbe Est ce que l'on y boit meilleur.
En vain contre toi je m'insurge; La foule accourt te visiter ; Comme les moutons de Panurge Chez toi chacun voudra sauter.
Jouis donc de cet heureux sort ; Tâche, pendant qu'il te couronne, Que l'or qui sur tes murs foisonne, Descende dans ton coffre-fort.
SCÈNE IV.
LES MÊMES, moins LE CAFÉ.
LE SIÈCLE. Hein ! comme je l'ai arrangé !
Source : Gallica

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