Paul Leclercq,
Jouets de Paris
(1903)
“ Le moutard prend les oiseaux au piège. Il fait de ses doigts malpropres des pieds de nez aux vieux messieurs qu'il suit, aussi, en leur tirant la langue. Le moutard attache des casseroles à la queue du chat, cache le balai de la concierge, seringue, d'une fenêtre, de l'encre sur les passants. Il crache dans les plats, tire les oreilles du chien et pisse sur sa petite sœur. Le moutard n'a pas d'amis de son âge ; on ne sait jamais d'où il sort ; plus on le lave,- plus il est sale et c'est lui qui approvisionne de poux le reste de sa famille. ”
