Louis Leroy

Louis Leroy

Résumé

Portrait de Louis Leroy Louis Leroy Artistes et rapins (1868)

Certes, dit le séïde, il y a des qualités de premier ordre dans le Jeune homme à la lance; mais pourquoi le grand artiste a-t-il sacrifié à la forme jusqu'à la minutie? Sa tête a deux veux, une bouche, un nez, exactement
comme si elle était du premier Flandrin venu. Dans cette vaine recherche du détail, le peintre a perdu de vue le côté caractéristique de toute œuvre d'art, ce qui produit l'émotion, c'està-dire la magie de la première impression, l'irrésistible du doigt dans l'œil, la puissance du coup de poing en pleine poitrine : la tache !
Source : Gallica

Portrait de Louis Leroy Louis Leroy Artistes et rapins (1868)

E RAPIN PIOCHEUR. — S'il suffisait d'être exact et zélé pour devenir un grand
peintre, Ravinet serait bientôt à tu et à toi' avec la célébrité. Malheureusement la nature ne lui a donné que le désir de bien faire, elle a oublié le reste.
Il s'installe à l'atelier avant l'heure.
C'est toujours lui qui allume le poêle, toujours lui qui l'éteint. Jamais il ne laisse ses figures inachevées. Les méchants prétendent qu'il lui est arrivé souvent de mettre six orteils à un pied.
Pour lui, il n'y en a jamais assez.
Le professeur l'estime, s'intéresse à
ses efforts et voudrait le voir percer.
Source : Gallica

Portrait de Louis Leroy Louis Leroy Artistes et rapins (1868)

Si l'on vendait des champs de bataille, il achèterait celui de Waterloo, et irait planter son chevalet de campagne au milieu du carré de la vieille garde pour étudier ces grands morts sur le terrain.
Remuant, grouillant, bruyant, il s'annonce avec bruit et cause avec fracas. Il monte à cheval, suit les armées en uniforme de fantaisie et se fait peindre dans son atelier botté et éperonné.
Source : Gallica

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