Louis Leroy,
Artistes et rapins
(1868)
“ Certes, dit le séïde, il y a des qualités de premier ordre dans le Jeune homme à la lance; mais pourquoi le grand artiste a-t-il sacrifié à la forme jusqu'à la minutie? Sa tête a deux veux, une bouche, un nez, exactement comme si elle était du premier Flandrin venu. Dans cette vaine recherche du détail, le peintre a perdu de vue le côté caractéristique de toute œuvre d'art, ce qui produit l'émotion, c'està-dire la magie de la première impression, l'irrésistible du doigt dans l'œil, la puissance du coup de poing en pleine poitrine : la tache ! ”
